infection urinaire : canneberge comme solution ?

Depuis de nombreuses années on entend beaucoup parler des vertus de la canneberge contre les infections urinaires et sa consommation pour lutter contre ces infections ne date pas d’hier. Consommée durant des siècles par les autochtones, aujourd’hui les antibiotiques restent le traitement de premier choix. Alors, où en est la communauté scientifique aujourd’hui concernant l’efficacité de cette baie ?

Infection urinaire, qu’est-ce exactement ?

Les infections urinaires sont des infections bactériennes les plus fréquentes chez l’adulte. Ces infections touchent en particulier les femmes pour des raisons anatomiques et sont rares chez les hommes (sauf en cas de trouble de la prostate). Il en existe différents types en fonction des parties urinaires touchées : les reins (pyélonéphrite), la vessie (cystite) et l’urètre (urétrites). On estime que 50 % des femmes vont contracter une infection urinaire au moins une fois dans leur vie. Environ 2 % à 3 % des femmes adultes auraient quant à elle une cystite chaque année.

En temps normal, les bactéries sont à un niveau très faible, les infections sont donc dues à des bactéries qui parviennent à « coloniser » le système urinaire. Pour plus de 80 % des cas c’est Escherichia coli, une bactérie principalement intestinale, qui en est la cause. Une infection urinaire se caractérise par des douleurs, une sensation de brûlure lors de la miction et un besoin fréquent d’uriner. Il faut rester prudent avec ces infections car si elles ne se soignent pas les bactéries continuent d’envahir les voies urinaires et cela peut atteindre les reins et causer des problèmes plus importants (fièvre, sang dans les urines).

 

Et la canneberge, d’où vient-elle ? Que contient-elle ?

La canneberge (ou « Cranberry » en anglais) appartient à la famille des myrtilles, cette petite baie rouge est cultivée en Amérique du Nord. La canneberge est tout d’abord une bonne source de vitamine C mais pas seulement !

Elle est également reconnue pour ses propriétés antioxydantes permettant de réduire les risques de maladies cardiovasculaires et de cancers. La canneberge renferme différents types d’antioxydants. Les 3 classes principales sont les anthocyanines, leur conférant la couleur rouge, les flavonols et les proanthocyanines.

 

Pourquoi s’intéresser à la canneberge en cas d’infection urinaire ?

Depuis des centaines d’années les hommes s’intéressent aux bénéfices que pourraient avoir la canneberge sur le traitement des infections urinaires.

En effet, même si les antibiotiques sont considérés comme un traitement efficace, en cas d’utilisation prolongée, ils peuvent entraîner une altération du microbiote intestinal et vaginal. La prise répétée d’antibiotiques peut également augmenter le risque de résistance bactérienne aux antibiotiques. Ces contraintes importantes en cadre de santé publique poussent à rechercher à des alternatives naturelles.

Ainsi, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande la canneberge pour la prévention des problèmes urinaires.

 

Comment ça marche ?

Le mécanisme d’action de la canneberge est lié à la présence de PAC (pro-anthocyanidines), ces substances antioxydantes diminuent l’adhésion de certaines bactéries, comme Escherichia coli, aux parois urinaires. Ce phénomène les empêche donc de se multiplier et permet à l’organisme de les éliminer facilement grâce à l’urine.

De nombreuses études cliniques semblent montrer des effets bénéfiques de cette petite baie rouge contre les infections urinaires. Toutefois, à ce jour les données cliniques manquent pour affirmer que la consommation de produits à base de canneberge peut guérir une infection urinaire. C’est pourquoi les antibiotiques restent à ce jour le traitement recommandé en cas d’infection urinaire avec cependant des données prometteuses vers un traitement naturel

Comment les consommer ?

Vous pouvez les utiliser sous différentes formes : fraîches, séchées, en jus.

Suite au procédé de séchage des baies, les composés antioxydants sont plus concentrés dans les canneberges séchées que dans les fraîches. Mais il faut tout de même se restreindre car elles contiennent en général beaucoup de sucres ajoutés ! Il faut aussi se méfier des jus industriels qui peuvent être également très sucrés.

Grâce à sa légère acidité elle peut être délicieuse ajoutée aux sauces et aux vinaigrettes (originalité garantie !).

Vous pouvez également les trouver sous forme de complément alimentaire (à base d’extrait sec de canneberge encapsulé).

Si vous aussi vous souhaitez faire avancer la recherche, n’hésitez pas vous inscrire en suivant ce lien pour participer à l’une de nos études cliniques ! Il vous suffit de cliquer sur la photo ci-dessous :

Auteur : Marie Joulaux, Biofortis Mérieux NutriSciences